Montréal, 28 avril 2023 — Le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International) tient à souligner le Jour de deuil national. Cette journée de commémoration internationale est l’occasion de se rappeler les travailleurs et travailleuses qui sont décédés ou ont subi des blessures en milieu de travail.
Reconnu dans plus d’une centaine de pays, le Jour de deuil national nous rappelle que comme société, il nous reste beaucoup de travail à faire pour améliorer la sécurité des travailleuses et des travailleurs sur les chantiers de construction.
Au cours de la dernière année, 57 personnes ont perdu la vie dans l’industrie, soit dû à un accident ou à une maladie professionnelle reliés à leur emploi, ce qui demeure, encore cette année, un nombre beaucoup trop important. Ce chiffre confirme aussi que nous devons poursuivre les efforts mis en place afin que la santé et la sécurité au travail deviennent une véritable priorité sur nos chantiers de travail.
Ce jour de deuil est aussi un moment privilégié pour remercier nos représentants en santé et sécurité qui travaillent au quotidien pour informer leurs collègues des mesures de sécurité, et ainsi assurer la sécurité de tous les travailleurs et travailleuses sur les chantiers de construction.
Finalement, il nous importe de transmettre nos pensées aux familles et aux collègues de chacun de ces travailleurs et travailleuses qui se cachent derrière chacune de ces tragédies puisque ce sont ceux et celles qui sont directement touchés, laissées derrière et profondément marquées — leur vie ayant aussi été bouleversée à jamais.
« Chaque année, lors du jour de deuil national, nombreux sont les intervenants à se rappeler des personnes blessées ou décédées sur les chantiers de construction et à exiger que la situation s’améliore. Malheureusement, malgré ces appels aux changements, il y a encore beaucoup trop de gens qui ne reviennent jamais chez eux après une journée de travail. Je tiens à rassurer nos membres que tant et aussi longtemps que cette situation ne changera pas, qu’ils peuvent être assurés que nous allons continuer à sensibiliser, dénoncer et proposer de nouveaux changements afin d’améliorer la sécurité de nos chantiers. » — Michel Trépanier, président, Conseil provincial (International).
Les conventions collectives appartiennent aux salariés (Syndicats) et aux employeurs. Partout en Amérique du Nord ce sont eux qui gère leurs conventions collectives, mais au Québec, cette procédure est différente et nous devons nous en remettre à une tierce partie qui a le pouvoir d’interpréter ce qui a été négocié.
Patrick Bérubé, votre directeur général, a pris le temps de vous expliquer la procédure qui a été mise en place pour vous permettre de reprendre vos droits en la matière,
Que détermine l’article 62 :
Quel est le pouvoir discrétionnaire de la CCQ ?
Pourquoi devons-nous, encore une fois, avoir recours à la justice afin de faire valoir nos droits?
N’hésitez pas à réécouter l’entrevue complète et à la partager avec vos collègues et amis.
Avec les grands froids qui approchent, il est important de se rappeler des dispositions pour le travail à l’extérieur avec de telles températures. Voici un tableau de la CNESST qui résume le régime d’alternance travail-réchauffement, une mesure qui s’applique sur toutes période de travail de 4 heures.
En réponse aux arguments avancés par les associations patronales dans une lettre adressée à la CNESST et dont les faits saillants ont été repris dans un article de La Presse le 1er novembre 2022. Le Conseil provincial (International) désire remettre certaines pendules à l’heure.
Nous considérons que les associations patronales sont de mauvaise foi lorsqu’ils affirment que le milieu n’est pas prêt pour l’implantation des mécanismes de prévention. La nouvelle mouture de la loi en santé et sécurité et de ses règlements en prévention ne réinvente en rien ces mécanismes. En effet, l’industrie de la construction a toujours eu comme obligation d’avoir un comité de chantier, un programme de prévention et des représentants en santé et sécurité (RSS) des travailleurs sur des chantiers de grandes importances. La loi ne vient qu’encadrer la formation des RSS qui rappelons-le sont déjà sur les chantiers depuis de nombreuses années.
Nous tenons à rappeler que les associations syndicales offrent déjà de la formation pour les RSS sur les chantiers de grande importance et nous sommes prêts à prendre en charge les éléments obligatoires que l’on retrouve dans la nouvelle mouture de la loi que ces futurs acteurs devront connaître. De plus, les associations syndicales soutiennent de façon continue leurs RSS qui font un travail exemplaire sur les chantiers et qui s’assurent d’une meilleure prise en charge du milieu en collaborant avec tous les acteurs d’un chantier de construction.
La sortie des associations patronales démontre, selon nous, un manque de volonté complète de travailler avec les travailleurs et les travailleuses. Ils ne cherchent qu’à ralentir l’implantation de dispositions qui ne seront que bénéfiques à une industrie qui a un grand besoin de se prendre en main en matière de prévention. Depuis trop longtemps la construction est une industrie où les accidents et les décès sont surreprésentés par rapport à d’autres industries. Le statu quo n’est plus possible et ces changements apportés à la loi sont plus que nécessaires. Il est maintenant le temps que les patrons fassent preuve de courage et affrontent cette nouvelle réalité où la santé et sécurité passe devant les profits.
Il est maintenant le moment de passer à une vitesse supérieure et que tous les acteurs de l’industrie avancent dans le même sens pour assurer un milieu sécuritaire plutôt que de véhiculer des messages de peur et division, car il ne le faut pas l’oublier, c’est ensemble que nous allons faire avancer les choses. Nous demandons donc le respect du cadre établi en matière des rôles et des responsabilités qui incombent aux employeurs et aux travailleurs et travailleuses.