En septembre dernier le gouvernement du Québec lançait le programme Mieux voir pour réussir qui offre un remboursement de 250 $ à la suite de l’achat de lunettes ou de verres de contact (lentilles) pour tout enfant de moins de 18 ans. Ce montant est fixe : il ne varie pas en fonction du coût de votre achat. Seuls les achats effectués depuis le 1er septembre 2019 chez un opticien ou un optométriste au Québec sont admissibles. Le remboursement est accordé uniquement pour l’achat de lunettes ou de verres de contact prescrits par un professionnel et visant à corriger la vision. Pour plus d’info :
Fréquence de la demande
On doit attendre 2 ans avant de pouvoir soumettre une nouvelle demande pour un même enfant. Ce délai est calculé à partir de la date d’achat qui a mené à un remboursement. Par exemple, si vous avez obtenu un remboursement pour des lunettes achetées le 1er octobre 2019, le prochain achat admissible pourra être fait à compter du 1er octobre 2021.
Pour obtenir le remboursement de 250 $, on doit remplir une demande en ligne.
À savoir aussi : Les examens de la vue
Les examens de la vue pour les moins de 18 ans sont aussi remboursés par le gouvernement à la fréquence d’une fois par année. Pour obtenir le service on a qu’à présenter une carte d’assurance maladie valide lors de l’examen. Pour plus d’info :
Coordination avec MÉDIC Vous devez savoir que les travailleurs et travailleuse assurés par Médic Construction sont éligibles à ce remboursement.
Médic applique d’ailleurs déjà le 250$ lors d’une réclamation de lunettes ou verres de contact pour un enfant à charge de moins de 18 ans. C’est-à-dire qu’elle indique sur le relevé de paiement que le premier 250$ de la réclamation est couvert par le gouvernement et informe l’assuré de faire sa réclamation auprès de celui-ci. Elle paye la différence non couverte par le gouvernement. Par exemple, pour une réclamation de 400$, 250$ est couvert par le gouvernement, et 150$ par Médic.
Si on réclame une autre paire de lunettes l’année suivante, Médic exigera un document de refus de remboursement de 250$ du gouvernement avant de rembourser la réclamation. Médic payera ensuite le montant réclamé selon les critères en vigueur dans le régime du travailleur ou de la travailleuse pour les enfants à charge.
Comme vous en avez déjà été informés, l’absence de nouvelles cotisations de la part des employeurs depuis plusieurs années fait en sorte que de nouvelles mesures devaient prises pour assurer l’équilibre financier de Médic Construction.
À compter du 1er janvier 2020, la CCQ appliquera des restrictions sur le remboursement des bénéfices suivants:
Médicaments : Substitution générique obligatoire et médicament biosimilaire au prix le plus bas;
Aucun remboursement pour les médicaments en vente libre;
Aucun remboursement pour les produits injectables pour l’arthrose (à moins de recommandation médicale et d’autorisation préalable de la CCQ).
Aucun remboursement pour les lancettes pour le diabète (à moins de recommandation médicale et d’autorisation préalable de la CCQ). *Attention, il n’y a aucun changement pour le remboursement des bandelettes qui permettent de vérifier le taux de glucose dans le sang).
Restriction très importante lors de l’achat de chaussures orthopédiques. Une autorisation devra être obtenue de la CCQ avant de procéder à l’achat. Pour en savoir plus, cliquez ici
Montréal, 10 octobre 2019 – Le Conseil provincial (International) veut réagir à la récente sortie publique de l’Association de la construction du Québec sur les besoins de main-d’oeuvre dans l’industrie de la construction. D’entrée de jeu, par respect pour nos travailleurs et tous les acteurs de l’industrie de la construction, le Conseil provincial (International) déplore que cette étude et la méthodologie qui sous-tend les résultats ne soient pas publiques au moment d’écrire ces lignes. Cependant, l’Inter est d’avis que toute action pour éviter la rareté de main-d’oeuvre dans l’industrie passe par une meilleure rétention, par la qualité des conditions de travail et par la planification des travaux plutôt que des mesures adoptées de manière précipitée sans véritable concertation ni évaluation.
En effet, l’Inter désire rappeler qu’il est contradictoire de parler de pénurie lorsque la moyenne d’heures travaillées par les membres de l’industrie en 2018 se situe à 986 heures, soit environ 6 mois à temps plein et l’équivalent du niveau de 2012. De plus, dans plusieurs régions, ce matin, il y’a plus de 5% des apprentis disponibles au travail qui n’attendent qu’un appel pour contribuer à l’industrie.
L’Inter travaille présentement à développer des pistes d’action pour améliorer la rétention dans notre industrie et s’assurer qu’elle soit attrayante. En effet, 30% des travailleurs quittent l’industrie durant les 5 premières années, dont 55% des femmes. C’est pour ça que l’augmentation de la moyenne d’heures par travailleur, une meilleure planification des travaux, la valorisation des compétences et leur maintien ainsi que le respect des conditions de travail seront essentiels pour lutter contre la rareté de main d’oeuvre.
Citation:
“Notre industrie est cyclique et a des particularités auxquelles il faut faire attention. Avant d’ouvrir des bassins, de diminuer la compétence et la qualification et de dévaloriser les diplômes d’études professionnelles, il est indispensable de travailler à la rétention des travailleurs existants et à l’attraction de nouveaux travailleurs avec des conditions de travail respectueuses de la conciliation travail-famille, une valorisation accrue de la compétence et une meilleure planification des travaux. Nous sommes prêts à travailler avec tous les acteurs à développer des solutions aux problématiques de rareté, mais pas au détriment des conditions de travail.”
Michel Trépanier, président du Conseil provincial (International).
Montréal, le 26 août 2019 – Le Conseil provincial (International) et la FTQ-Construction, qui représentent 122 000 travailleuses et travailleurs soit 66% de l’industrie, ont déposé ce matin contestation judiciaire de la décision rendue, le 9 août dernier par le Tribunal administratif du travail (TAT) qui déclarait invalides les articles 35 et 38 du Règlement sur l’embauche et la mobilité des salariés dans l’industrie de la construction ainsi que les clauses de conventions collectives qui fixaient une priorité régionale d’embauche pour certains travailleurs de l’industrie.
Selon le juge administratif, la priorité régionale d’embauche est inconstitutionnelle parce qu’elle porterait atteinte à la liberté d’un individu d’habiter à l’endroit qu’il choisit. Les organisations syndicales plaident au contraire que c’est en accordant une priorité locale d’embauche dans chaque région qu’il devient possible, pour chaque travailleur, d’habiter et de travailler dans la région de son choix.
Les syndicats demandent par ailleurs au gouvernement du Québec, par le biais de la Procureure générale, d’appuyer leur requête en effectuant leurs propres démarches de contestation puisque cette ingérence du TAT est contraire au mandat qui lui a été légalement confié.
« La priorité régionale d’embauche est une composante essentielle de l’équilibre de notre industrie. Elle permet à nos travailleuses et travailleurs de bénéficier et de participer à l’activité économique de leur région et de ne pas avoir à s’éloigner de leurs proches pour gagner leur vie. Cette décision va à l’encontre de tous les principes de conciliation travail-famille si importants à nos yeux et obligera plusieurs de nos membres dans les régions les plus éloignées à s’exiler ou à abandonner l’industrie » a fait valoir le directeur général de la FTQ-Construction, Éric Boisjoly.
« Ce jugement du tribunal est le reflet d’une méconnaissance totale de la réalité de nos travailleuses et de nos travailleurs. De plus, cette décision aura des effets importants sur le fragile écosystème de notre industrie et sur le développement économique de nos régions. Nous devons, tel que nous le faisons avec l’achat local, protéger l’embauche locale dont les bénéfices sont nombreux que ce soit en terme économique et social. Nous nous attendons donc à ce que le gouvernement soit partie prenante de cette contestation et protège ainsi la vitalité de nos régions et les droits de nos travailleuses et travailleurs » a précisé Michel Trépanier, président de l’Inter.
Un récent jugement rendu par le Tribunal administratif du travail (TAT) invalide les règles qui protègent l’embauche prioritaire des travailleurs d’une région lorsque les travaux s’effectuent dans leur région de domicile.
Cependant, ce jugement n’entrera pas en vigueur avant la fin des actuelles conventions collectives prévues pour le 30 avril 2021.
Entre-temps, rien n’est changé. Les employeurs doivent respecter toutes les règles sur la mobilité de la main-d’œuvre. D’ici là, le Conseil provincial complètera l’analyse de cette décision, les effets de celle-ci ainsi que les options possibles.
Nous entendons bien tout mettre en œuvre pour faire respecter les droits des travailleurs dans les régions. Il faut éviter de revenir à la situation qui prévalait dans les années 70 où des travailleurs en chômage regardaient ceux venant d’autres régions s’activer sur les chantiers situés dans leurs villes.
Montréal, le 5 juillet 2019 – À la suite de l’annonce du ministre Jean Boulet sur le dossier de l’encadrement de l’accès au métier de grutier réalisée hier jeudi 4 juillet, le Conseil provincial (International) et son affilié l’Union Internationale des Opérateurs-Ingénieurs – LOCAL 905, tiennent à informer les membres de leur position et de leurs actions.
Bien que certains aspect de la décision du ministre semblent suivre certaines recommandations du comité d’experts, nous considérons qu’il reste encore beaucoup à faire et que plusieurs questionnements sur la formation obligatoire des futurs grutiers et sur le respect des meilleurs normes de santé et sécurité persistent.
Nos associations sont entrées en contact avec les autorités afin d’obtenir des éclaircissements et de préciser leurs intentions à court, moyen et long terme.
Nous vous tiendrons au courant rapidement de l’état de ces discussions. C’est notre priorité absolue de nous assurer que les grutiers soient adéquatement représentés, défendus et que la santé et la sécurité de tous les travailleurs en chantier soit protégée.
Merci pour votre confiance chers confrères et chères consoeurs.