L’Alliance syndicale de la construction – dont l’Inter fait parti – a accueilli favorablement la décision arbitrale rendue hier soir. La décision vient clore le processus d’arbitrage entamé à l’automne 2025, entre l’Alliance syndicale de la construction et l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ), afin de donner suite à l’entente acceptée par les membres des deux parties, en juillet dernier.
Le processus d’arbitrage concernait les années 2026-2027-2028, avec comme paramètres minimum 18% et comme maximum 24.35%. Il visait l’obtention d’une décision impartiale et juste, dans les meilleurs délais possibles.
La décision arbitrale décide les taux suivants :
Les taux de salaire apparaissant à l’Annexe R-1 (sous-secteur résidentiel lourd) doivent être majorés de :
5 % au 26 avril 2026 ;
5 % au 25 avril 2027 ;
4 % au 30 avril 2028.
Total pour 2025-2029 : 22 %
Les taux de salaire apparaissant à l’annexe R (sous-secteur résidentiel léger) doivent être augmentés de :
5,5 % au 26 avril 2026 ;
5,5 % au 25 avril 2027 ;
4,5 % au 30 avril 2028.
Total pour 2025-2029 : 23,5 %
Les grilles de salaire seront rendues disponibles sous peu.
Grâce au travail rigoureux mené devant l’arbitre, l’Alliance syndicale a réussi à convaincre et à obtenir un résultat satisfaisant, constituant un pas concret vers une meilleure reconnaissance de la valeur du travail des travailleurs et des travailleuses.
« Après plusieurs mois de négociation, de grève et d’arbitrage, cette décision met fin à un long processus » affirme Alexandre Ricard, porte-parole de l’Alliance syndicale de la construction. Il s’agit d’une solution ponctuelle et contextuelle évitant d’aggraver la situation relative aux écarts de salaire entre le secteur résidentiel (particulièrement le sous-secteur léger), et le secteur institutionnel et commercial.
« L’Alliance syndicale de la construction est ravie car il était primordial pour nous de ne pas accroître l’écart de salaire. Nous défendrons avec vigueur les droits des travailleurs et des travailleuses dans le comité sur l’attractivité et la rétention du personnel dans le secteur résidentiel – qui inclut le rattrapage salarial – afin d’obtenir des gains tangibles. »
Les membres de l’Alliance syndicale de la construction – dont l’Inter fait parti – ont voté en faveur de l’entente conclue dans le secteur Résidentiel. Les votes effectués auprès des membres de chaque syndicat confirment l’entente sectorielle conclue avec l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) le 18 juin dernier.
L’application de la nouvelle convention collective débutera le 27 juillet 2025.
Pourcentage obtenu en faveur de l’entente : 83,4%
Les membres ont été consultés via leurs instances respectives, pour prendre une décision sur l’entente de principe dans le cadre d’un vote. Celle-ci contenait les éléments suivants :
Augmentation salariale de 8% à la signature (2025) ;
Arbitrage pour les années 2026-2027-2028 avec comme paramètres minimum 18% et maximum 24,35% ;
Assouplissement des clauses relatives aux mouvements de main-d’œuvre (durée du droit de rappel pour les salarié.e.s ayant moins de 1500 heures) ;
Bonification des frais de déplacement et des frais de chambre et pension ;
Bonification de 5¢ de l’indemnité pour les équipements de sécurité dans le résidentiel léger, pour assurer le même montant que dans le résidentiel lourd ;
Mise sur pied d’un comité pour discuter de l’attractivité et la rétention du personnel dans le secteur résidentiel, incluant le rattrapage salarial et les modalités de la période d’essai
Le processus d’arbitrage qui aura lieu à l’automne permettra aux parties impliquées de présenter l’ensemble de leurs demandes salariales, afin d’obtenir une décision impartiale et juste, dans les meilleurs délais possibles.
« L’Alliance syndicale confirme la ratification de l’entente présentée à ses membres, qui permettra d’assurer des contrats de travail – et de meilleures conditions – pour les prochaines années. Nous poursuivons le travail en arbitrage pour bien représenter nos membres du Résidentiel, afin d’obtenir des augmentations de salaire qui ne creuseront pas davantage l’écart avec les autres secteurs de l’industrie » affirme Alexandre Ricard, porte-parole de l’Alliance syndicale.
L’Alliance syndicale de la construction – dont l’Inter fait parti – a conclu aujourd’hui une entente de principe avec l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ), mettant temporairement fin à la grève du secteur résidentiel de la construction, entamée le 28 mai dernier. Cette entente de principe constitue une étape importante dans le renouvellement de la convention collective du secteur résidentiel, échue depuis le 1er mai dernier, et demeure conditionnelle au processus de ratification des travailleurs et travailleuses de l’industrie de la construction.
Des votes seront organisés par les cinq syndicats formant l’Alliance syndicale de la construction. Ceux-ci devront consulter leurs membres via leurs instances respectives, pour prendre une décision sur l’entente de principe. Les travailleurs et travailleuses doivent donc rester à l’affût des communications de leur syndicat, afin de participer activement au processus de vote. L’entente soumise contiendra les paramètres proposés par l’Alliance syndicale dans sa dernière offre :
Augmentation salariale de 8% à la signature (2025) ;
Arbitrage pour les années 2026-2027-2028 avec comme paramètres minimum 18% et maximum 24.35% ;
Assouplissement des clauses relatives aux mouvements de main-d’œuvre (durée du droit de rappel pour les salarié.e.s ayant moins de 1500 heures) ;
Bonification des frais de déplacement et des frais de chambre et pension ;
Bonification de 5¢ de l’indemnité pour les équipements de sécurité dans le résidentiel léger, pour assurer le même montant que dans le résidentiel lourd ;
Mise sur pied d’un comité pour discuter de l’attractivité et la rétention du personnel dans le secteur résidentiel, incluant le rattrapage salarial et les modalités de la période d’essai.
Le processus d’arbitrage permettra aux parties impliquées de présenter l’ensemble de leurs demandes, afin d’obtenir une décision impartiale et juste, dans les meilleurs délais possibles.
« Après de longues négociations et trois semaines complètes de débrayage, l’Alliance syndicale se réjouit d’ainsi mettre fin au conflit et de soumettre une entente à ses membres pour ratification. La grande mobilisation, l’engagement des membres et l’ouverture du comité de négociation ont permis d’en arriver finalement à une entente négociée » affirme Alexandre Ricard, porte-parole de l’Alliance syndicale.
L’Alliance syndicale de la construction – dont l’Inter fait parti – confirme que l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) n’a pas répondu positivement à sa demande de soumettre la dernière offre à ses membres, afin de passer au vote.
La Loi R-20 prévoit que l’APCHQ soit soumise aux mêmes obligations qu’un syndicat. Après tout, par définition, l’APCHQ est une association représentative.
Pour cette raison, l’Alliance syndicale confirme qu’une grève générale illimitée sera déclenchée ce mercredi 28 mai, à 00h01, dans le secteur résidentiel.
Rappelons que l’Alliance syndicale avait exhorté l’APCHQ de faire voter ses membres en se référant à l’article 44.1 de la Loi R-20.
Il est déplorable que l’APCHQ prive ses membres d’un tel droit de parole. Nous croyons fermement que les entrepreneurs membres de l’APCHQ auraient été favorables à l’acceptation de la dernière offre de l’Alliance syndicale dans le contexte actuel, tout comme les membres des autres associations patronales l’ont été dans les dernières semaines, pour les secteurs Institutionnel-Commercial et Industriel (IC-I) et du Génie civil et Voirie (GCV). Obtenir une telle entente dans le secteur Résidentiel aurait favorisé le maintien de la paix industrielle et aurait permis d’éviter la grève affirme Alexandre Ricard, porte-parole de l’Alliance syndicale de la construction.
L’APCHQ fait preuve d’entêtement injustifié dans le cadre des négociations en cours, en refusant de consulter ses membres pour leur présenter la plus récente offre de l’Alliance syndicale. L’APCHQ a-t-elle peur de la réponse positive qu’elle pourrait obtenir? Qui cherche-t-elle à protéger? Les ménages québécois qui bénéficient des travaux destinés à l’habitation, ou les promoteurs immobiliers qui s’en mettent plein les poches?
En route vers la grève L’Alliance syndicale a obtenu un fort mandat de grève (83,8%) en bonne et due forme, en exécutant une consultation au scrutin secret, accessible à l’ensemble des membres des cinq syndicats. Un préavis de déclenchement de grève a été formellement envoyé aujourd’hui au ministre du Tavail.
L’inter et ses sections locales communiqueront activement avec leurs membres dans les prochaines heures afin de partager les informations relatives aux lieux de rassemblement et les détails logistiques nécessaires pour le début de la grève.
Déclenchement de la grève le 28 mai, à moins que l’APCHQ ne fasse voter ses membres
Le 21 mai dernier, l’Alliance syndicale de la construction – dont l’Inter est membre – a demandé à l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) de faire voter ses membres en leur présentant sa dernière offre. Le communiqué subséquent de l’association patronale n’a pas fourni les éléments de réponse nécessaires permettant à l’Alliance syndicale de conclure si l’APCHQ allait faire voter ses membres, ou non, à la suite de sa demande
La Loi R-20 prévoit que l’APCHQ soit soumise aux mêmes obligations qu’un syndicat. Après tout, par définition, l’APCHQ est une association représentative.
La Loi R-20 prévoit que l’APCHQ soit soumise aux mêmes obligations qu’un syndicat. Après tout, par définition, l’APCHQ est une association représentative. Les employé.e.s de l’APCHQ ne peuvent pas prendre unilatéralement la décision de mettre le Québec en grève, en refusant de soumettre au vote nos offres à ses membres
Cette consultation doit se faire dans les plus brefs délais. L’APCHQ a démontré par le passé qu’elle pouvait soumettre un vote à ses membres à l’intérieur de deux semaines. L’Alliance syndicale s’attend donc à ce que la période de vote se termine au plus tard le 6 juin 2025, afin de limiter le plus possible les pertes salariales des travailleurs et travailleuses, car ils n’ont pas droit à la rétroactivité salariale.
En route vers la grève L’Alliance syndicale donne donc à l’APCHQ jusqu’au lundi 26 mai, à midi, pour l’informer de la tenue, ou non, d’un vote secret pour l’ensemble des membres de son association sur la dernièreoffre présentée. En cas de refus de tenir un tel vote auprès de ses membres, une grève générale illimitée sera déclenchée le mercredi 28 mai, à 00h01, dans le secteur résidentiel.
À la suite de la demande faite vendredi dernier par l’Alliance syndicale de la construction à l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) pour un blitz de négociation, des rencontres ont eu lieu durant la longue fin de semaine. Malgré ces efforts, aucune entente n’a été conclue.
L’APCHQ a transmis une offre d’entente intérimaire (d’une durée d’un an) à l’issue des discussions exploratoires, mais l’Alliance syndicale estime que cette proposition est insuffisante et ne répond pas aux besoins urgents des travailleurs et des travailleuses.
« Les salarié.e.s du secteur résidentiel perdent en moyenne 145 $ par semaine et ne retrouveront jamais cet argent. Il est urgent d’agir. La main que nous tendons aujourd’hui à l’APCHQ est notre ultime tentative pour éviter un conflit de travail », a déclaré Alexandre Ricard, porte-parole de l’Alliance syndicale.
Une offre finale soumise pour un vote L’Alliance syndicale dépose, ce matin, une dernière offre afin de sortir de l’impasse et de respecter les travailleurs et travailleuses du secteur résidentiel. En échange, elle demande à l’APCHQ de la soumettre directement au vote à ses membres, afin de leur donner l’occasion d’accepter, ou de refuser, les termes de cette offre finale. L’Alliance croit que les employeurs méritent le droit de se prononcer sur une proposition qui s’aligne avec celles déjà acceptées dans les trois autres secteurs de l’industrie. Il est important de se rappeler que, pour ces trois secteurs, les patrons avaient jugé à près de 90 % que des termes similaires à cette offre étaient satisfaisants.
L’Alliance syndicale considère qu’il serait juste de passer au vote pour éviter que l’application des moyens de pression — pouvant aller jusqu’à la grève — ne soit engagée. Si l’APCHQ refuse de soumettre cette offre ou si ses membres la rejettent, l’Alliance syndicale devra évaluer ses options pour les prochaines étapes à venir.