Montréal, le 28 avril 2020 – À l’occasion du jour de deuil national, le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), plus important syndicat en construction en Amérique du Nord, veut rendre hommage à toutes les femmes et les hommes qui ont perdu la vie ou qui ont été blessés en milieu de travail.
Aussi, en ces temps particuliers, l’Inter désire profiter de l’occasion pour rappeler l’importance de faire de la santé et sécurité au travail une véritable priorité. D’ailleurs, à ce sujet, le ministre du Travail avait indiqué qu’il déposerait, l’hiver dernier, un projet de loi pour la révision de la Loi en santé et sécurité au travail (LSST) et de la loi sur les accidents de travail et les maladies professionnelles (LAPMT). Bien entendu, nous sommes conscients que la situation actuelle a pour effet de retarder de nombreuses réformes parlementaires. Cependant, il est important pour toutes les travailleuses et tous les travailleurs de savoir que ce projet sera priorisé dès que cette pandémie le permettra.
Nous demandons donc au ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale de profiter de cette journée du deuil pour s’engager publiquement à déposer un projet de loi sur la révision de ces lois aussitôt que les travaux parlementaires reprendront.
Le ministre a répété, à plusieurs reprises depuis sa nomination, qu’il voulait moderniser cette loi. Cette journée d’hommage est une journée idéale pour réitérer sa promesse.
Citation:
“ Chaque année, lors de cette journée de deuil, les travailleuses et les travailleurs prennent le temps de rendre hommage à tous ceux qui ont perdu la vie en tentant de gagner leur vie. Mais c’est aussi l’occasion de mettre l’emphase sur les actions nécessaires pour améliorer notre bilan. C’est pour cela que nous voulons que cette journée soit celle d’un engagement clair du ministre du Travail. Alors que tous les Québécoises et Québécois ont fait de leur santé la priorité depuis 6 semaines, nous espérons que le gouvernement en fera une priorité politique dès le retour à l’Assemblée Nationale ”
Michel Trépanier, président Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International)
Nous désirons informer les travailleurs bénéficiant des régimes RAR et Z qu’ils recevront à la fin du mois d’avril leurs avis d’assurabilité pour la période allant du 1er juillet au 31 décembre 2020. Ceux-ci auront jusqu’au lundi 1er juin pour envoyer leur paiement à la CCQ.
IMPORTANT Seuls les paiements par les services en lignes de la CCQ et par votre institution financière pourront être traités, tant et aussi longtemps que la directive du gouvernement du Québec exigeant la fermeture des entreprises sera en vigueur.
Voici le montant des primes pour la période du 1er juillet au 31 décembre 2020:
Montréal, le 13 avril 2020 — Le gouvernement Legault vient d’annoncer qu’à compter du 20 avril la construction domiciliaire serait rouverte. La FTQ-Construction et le Conseil provincial (International) vont surveiller la situation de près. La réouverture partielle des chantiers va permettre de vérifier l’applicabilité des nouvelles règles avant une réouverture progressive et complète.
La santé et sécurité, notre priorité
Les deux syndicats avaient demandé la fermeture des chantiers à cause du manque flagrant de mesures sanitaires et la difficulté d’appliquer la distanciation sociale dans la construction. Alors qu’un guide sur les meilleures pratiques vient d’être publié, les deux organisations tiennent à réitérer l’importance de s’assurer que la réouverture se fera en mettant en place des mesures concrètes pour respecter strictement la distanciation physique de 2 mètres. De plus, des sanctions sévères, pouvant aller jusqu’à la fermeture d’un chantier, devront s’appliquer sur les chantiers récalcitrants.
« Ce sera le moment de vérifier comment travailler avec la COVID-19. La construction est un milieu de travail déjà à risque pour la santé et sécurité. Ce sera important de bien appliquer les règles dès le départ pour que la construction ne devienne pas un lieu de propagation du virus. On désire contribuer à la reprise économique, mais pas au prix de notre santé. » Éric Boisjoly, directeur général de la FTQ-Construction.
« Nous sommes conscients de l’importance de la construction domiciliaire et nos travailleuses et nos travailleurs également, mais la santé de ces derniers et de leurs familles sera toujours prioritaire. C’est pour cela que nous serons très attentifs au respect des règles d’hygiène, de lavage des mains et de distanciation sociale. Nous espérons aussi que le gouvernement prendra des mesures contre les entrepreneurs qui contreviendraient aux règles. C’est la seule façon de faire que cette reprise partielle soit un succès. » Michel Trépanier, président du Conseil provincial (International).
Montréal, le 1er avril 2020 – À la suite d’une consultation de leurs membres, la FTQ- Construction et l’Inter, syndicats représentant 70 % des travailleuses et des travailleurs de l’industrie, prennent officiellement position contre l’idée d’avancer les chèques de vacances et d’annuler les vacances de la construction. En effet, plus de 80 % des répondants se sont officiellement prononcés contre ces propositions.
Le sondage concernait le devancement des chèques de vacances que les travailleurs accumulent chaque année et qui habituellement sont versés au mois de juin.
De plus, les syndicats sont contre la possibilité d’annuler les vacances de la construction qui doivent se tenir du 19 juillet au 1er août. L’annulation des vacances pour tous est une mesure extrême, considérant qu’il existe des dispositions pour permettre aux employeurs de négocier au cas par cas avec les règles déjà en place.
Finalement, il est important de rappeler que pour les deux organisations, la priorité à l’heure actuelle est de reprendre les activités dans l’industrie dans les meilleurs délais de façon saine et sécuritaire soit en respectant les principes de distanciation sociale, de lavage de main, d’isolement et de salubrité dont le premier ministre et le directeur national de santé publique nous parlent depuis le début de cette crise.
Citations:
« Les vacances de la construction ne doivent pas être remises en cause. En ce moment, les gens ne sont pas en vacances. Ils sont confinés dans des situations d’anxiété ou de maladie et s’occupent de leurs proches ce qui est loin d’être favorables au repos. Les vacances de la construction c’est essentiel non seulement pour la conciliation travail- famille, mais aussi pour la santé des travailleurs. » Éric Boisjoly, directeur général de la FTQ-Construction
« Il n’y a aucune raison de devancer les chèques de vacances ni d’annuler la période de vacances, à plus de 4 mois de leur début. Cette période névralgique dans l’industrie touristique doit être protégée pour faire partie de la relance de toutes les régions du Québec. De plus, il est important de rappeler que ces vacances sont planifiées longtemps d’avance, et ce dans plusieurs autres industries. Il est aussi prématuré que risqué de remettre cela en question. » Michel Trépanier, président du Conseil provincial (International)
Montréal, le 18 mars 2020 – Étant donné la nature des travaux de construction et de l’organisation du travail dans l’industrie, la FTQ-Construction et le Conseil provincial (International) demandent au gouvernement du Québec d’agir immédiatement pour la santé des travailleuses et des travailleurs de la construction et de suspendre temporairement les activités sur les chantiers de manière à établir et implanter les normes sanitaires et de santé et sécurité au travail nécessaires pour les protéger du Covid-19.
Des exceptions pourront être prévues pour les chantiers reliés aux services essentiels où des mesures exceptionnelles auront été implantées, en collaboration avec les intervenants, et avec une surveillance accrue de la part des autorités pour s’assurer d’un respect rigoureux des normes sanitaires.
Les deux associations syndicales demandent donc que les autorités sanitaires et le comité mis en place par la CNESST, en collaboration avec tous les intervenants de l’industrie, fassions une analyse exhaustive de la situation des chantiers de construction au Québec afin de recommander des normes claires et uniques pour tous ainsi que des moyens sévères pour les faire respecter.
Suite à la publication et l’implantation de ces normes, les travailleuses et travailleurs pourront retourner en chantier afin de poursuivre leur contribution active à l’économie québécoise et participer de façon sécuritaire au plan de relance du gouvernement du Québec.
La FTQ-Construction et le Conseil provincial (International) sont en mode collaboration avec les autorités. Nous participerons activement à toutes les actions nécessaires pour protéger les travailleuses et les travailleurs et pour que la suspension soit bénéfique pour l’industrie.
État de situation:
Depuis l’annonce des mesures d’isolement volontaire et de distanciation sociale par le Premier ministre du Québec, François Legault, les travailleuses et les travailleurs de la construction sont inquiets et cela se fait ressentir sur les chantiers. Depuis lundi, plusieurs centaines de travailleurs ont effectué des refus de travail parce que les mesures sanitaires de base et de distancement social ne sont pas respectées.
Les chantiers de construction ont les particularités suivantes:
● Des travailleurs nomades qui se promènent d’un chantier à l’autre.
● Des chantiers où les installations sanitaires sont inexistantes et le lavage des mains impossible.
● Des travaux en espace exigu et restreint qui nécessitent la présence de plusieurs travailleurs et où la distanciation de 1m n’est pas réalisable.
Il y’a plus de 20 000 chantiers au Québec regroupant plus de 190 000 titulaires de certificats de compétence.
Citations :
« Tel que le Premier ministre l’a déjà dit, pour freiner le virus, Il faut prendre des décisions rapidement. Nous lui demandons donc de suspendre temporairement les chantiers comme un geste de prévention pour que nos travailleuses et nos travailleurs ne soient pas les prochaines victimes de la pandémie et que l’on évite une propagation accélérée sur les chantiers. C’est un geste responsable et on s’attend à ce que les autorités prennent cette décision immédiatement. Nous sommes prêts à relancer l’économie mais de façon responsable et sécuritaire. Un temps d’arrêt ne sera que bénéfique.”
Michel Trépanier, président, Conseil provincial (International)
“Il est actuellement impossible de respecter les normes sanitaires de base sur la très grande majorité des chantiers au Québec. Dans ce contexte, il est irresponsable de poursuivre les travaux. Nos travailleuses et nos travailleurs ne sont pas des cobayes et ne peuvent continuer à travailler sans aucune protection. On ne peut pas improviser avec la santé et sécurité, il faut des mesures claires et s’assurer qu’elles soient mises en place. Il faut intervenir immédiatement”
Éric Boisjoly, directeur général, FTQ-Construction
Montréal, vendredi le 13 mars 2020– Le Conseil provincial des métiers de la construction (International) et la FTQ-construction déplorent que les chantiers de construction du Québec ne disposent pas d’installations sanitaires conformes pour lutter contre le coronavirus. Les deux syndicats de la construction demandent des actions concrètes et immédiates afin de remédier à la situation.
Impossible de se laver les mains
Alors que l’épidémie de coronavirus se propage, le gouvernement Legault demande aux citoyens et citoyennes de se laver les mains et aux entreprises d’accommoder les travailleurs et travailleuses avec du télétravail. Malheureusement, ni l’un ni l’autre n’est possible dans la construction. Depuis 2015, la réglementation oblige les chantiers de 25 travailleurs et plus de disposer d’installations sanitaires avec eau courante, mais les employeurs continuent d’utiliser des toilettes chimiques et sans lavabos. Résultat : sur un chantier de construction, il est impossible d’appliquer la mesure de prévention la plus élémentaire, se laver les mains.
« Depuis des mois, on voit le ministre du Travail exiger des mesures pour pallier aux besoins de main-d’œuvre et aux besoins de formations professionnelle. On a besoin de ce genre d’intervention pour la santé et l’hygiène de nos travailleurs. Ce n’est pas normal en 2020 qu’on n’ait pas d’installation pour se laver les mains! Où sont les mesures sanitaires pour les travailleurs et les travailleuses de la construction? » s’indigne Éric Boisjoly, directeur général de la FTQ-Construction.
« La santé des travailleurs de la construction n’est pas moins importante que celle des autres travailleurs du Québec. On a la possibilité de diminuer concrètement les risques de propagation de la maladie sur les chantiers et c’est en appliquant les normes déjà existantes. Il faut que le ministre du Travail et la ministre de la Santé fassent pression sur la CNESST pour appliquer le règlement! » ajoute Michel Trépanier, président de l’Inter.
Une longue lutte pour l’élimination des toilettes chimiques
Malgré l’introduction, en juin 2015, de dispositions visant à obliger l’utilisation de toilettes à chasse d’eau sur les chantiers de 25 travailleurs et plus, la FTQ-Construction et l’Inter sont toujours stupéfaits et dégoutés de constater que les travailleurs et les travailleuses sont encore obligés d’utiliser des toilettes chimiques qui n’ont ni lavabo, ni eau courante, ni savon et qui dans bien des cas ne sont pas chauffées en hiver ni aérée en été. Dans certains cas, ils n’ont accès à aucune toilette. Il est grand temps que les employeurs respectent la réglementation.