En cette Journée de commémoration des personnes décédées ou blessées au travail, L’inter qui fait parti de l’Alliance syndicale de la construction – regroupant les cinq syndicats de l’industrie –rend hommage à la mémoire des 73 travailleurs et travailleuses de la construction ayant perdu la vie l’an dernier à la suite d’un accident ou d’une maladie professionnelle au Québec.

Pour Michel Trépanier, président de l’Inter et le reste des dirigeants syndicaux, cette hausse de cinq décès par rapport à 2024 est une preuve de plus qu’il faut redoubler d’efforts en matière de prévention en santé et sécurité – l’industrie de la construction représentant, à elle seule, près de 30 % de tous les décès liés au travail dans la province.
Projet de loi 27 : un recul majeur en prévention
Cette commémoration s’inscrit dans un contexte politique particulièrement préoccupant cette année, avec le dépôt du projet de loi 27 modifiant diverses dispositions concernant les décrets de convention collective et l’industrie de la construction par le gouvernement du Québec.
Alors que la construction continue de porter le triste titre d’industrie la plus meurtrière de la province, le projet de loi 27 prévoit une diminution importante du nombre de représentant·es en santé et sécurité (RSS) à temps plein sur les chantiers – les RSS étant entre autres chargé·es de porter la voix des travailleurs et travailleuses en matière de santé et sécurité et de faire respecter les règles auprès des entrepreneurs.
Toute les parties syndicales, incluant l’Inter sont en accord que d’enlever un mécanisme de prévention autant central est un recul majeur aussi intolérable qu’inquiétant pour la vie des travailleurs et des travailleuses. Le gouvernement doit revenir en arrière et proposer les amendements nécessaires à son projet de loi pour resserrer les règles, et non pas donner carte blanche aux employeurs pour les contourner. Sans les RSS à temps plein, les chantiers continueront de coûter la vie à trop de travailleurs et travailleuses.
