Montréal, le 28 avril 2021 – En ce Jour commémoratif des personnes décédées ou blessées au travail, l’Alliance syndicale de la construction reçoit avec une grande consternation, mais sans surprise, les données rendues publiques par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). En 2020, 44 travailleurs de la construction sont décédés et quelque 7500 ont subi un accident du travail. Les syndicats de la construction refusent d’oublier ces hommes et ces femmes, toujours trop nombreux, qui se blessent ou perdent la vie au travail année après année.
Alors que les heures travaillées ont baissé de 9,1 % en 2020 en raison des arrêts de travail en lien avec la pandémie de la COVID-19, les syndicats s’attendaient à une plus grande baisse des accidents et des décès. Toutes proportions gardées, ces accidents et ces décès se sont maintenus en comparaison avec 2019, une année tristement record. Ce lourd bilan secoue énormément l’industrie : il est inconcevable que cela se produise encore aujourd’hui. Rappelons que les travailleuses et les travailleurs de la construction représentent 5 % de la main-d’œuvre au Québec, mais 25 % des décès liés au travail.
Dans sa forme actuelle, le projet de réforme en santé et sécurité (projet de loi n° 59), déposé par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, ne permettra pas de diminuer les accidents du travail dans la construction.
Le gouvernement doit en finir avec les accidents dans l’industrie de la construction
En dépit de nombreuses solutions qui ont été mises en place durant ces quatre dernières décennies, le bilan des accidents et des décès dans la construction est toujours dramatique. Les syndicats demandent au ministre du Travail d’assurer un meilleur contrôle de la santé et sécurité sur les chantiers de construction en acceptant de bonifier son projet de loi selon les recommandations émises par le monde du travail.
Des représentants en santé et sécurité indépendants des patrons : une solution sûre pour une prévention efficace Au contraire de ce que propose le projet de loi 59, l’Alliance syndicale de la construction revendique des représentants en santé et sécurité plus nombreux, autonomes et indépendants des patrons pour garantir une prévention efficace.
Rappelons que le ministre Boulet dispose toujours du temps et des pouvoirs pour amender le projet de loi 59 et sauver des vies.
À propos L’Alliance syndicale représente les 195 000 travailleurs et travailleuses de la construction dans le cadre des négociations de la construction. Elle regroupe les cinq syndicats représentatifs de la construction, soit la FTQ-Construction, le Conseil provincial (International), le Syndicat québécois de la construction (SQC), la CSD Construction et la CSN-Construction.
Montréal, le 15 avril 2021 – L’Alliance syndicale accueille avec grand bonheur le projet de loi 790 du député d’Hochelaga-Maisonneuve, Alexandre Leduc de Québec Solidaire. Le projet de loi modifiant la Loi sur les relations du travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d’œuvre dans l’industrie de la construction (R-20) afin d’équilibrer les rapports de force viendra rétablir l’équilibre dans les négociations des conventions collectives dans la construction : les travailleuses et travailleurs sont pénalisés par l’absence de possibilité de rétroactivité et de mesures anti-briseurs de grève dans la Loi R-20 qui régit les négociations de la construction. Ils sont les seuls à ne pas avoir accès à ces mécanismes pour leurs négociations au Québec. L’Alliance syndicale désire rééquilibrer le rapport de force pour permettre la négociation à armes égales.
L’absence de rétroactivité fait perdre 100 millions $ L’absence de mesures rétroactives crée une dynamique où les associations patronales n’ont pas intérêt à régler rapidement une négociation de convention collective avant la menace d’un conflit de travail. Lors de la dernière négociation, les travailleuses et travailleurs auraient pu obtenir 100 millions $ de plus si les augmentations de salaires négociées avaient pu être appliquées rétroactivement.
« Sans rétroactivité, la Loi R-20 nous force à adopter rapidement des moyens de pression et ne laisse pas aux parties syndicales le temps de négocier. Ça donne le beau jeu aux associations patronales pour ralentir le processus à leur avantage. Chaque jour qui passe, ils gagnent de l’argent. Si comme tous les autres travailleurs du Québec, la construction obtient la rétroactivité, nous serons moins forcés d’avoir recours à la grève. Ce serait gagnant pour tous », explique Éric Boisjoly, porte-parole de l’Alliance syndicale.
Sans mesures anti-briseurs de grève, la tension monte sur les chantiers La Loi R-20 ne prévoit pas de mesures anti-briseurs de grève et cette absence crée des tensions lors des conflits de travail. Les travailleuses et travailleurs se retrouvent coincés entre leur droit légitime de faire la grève et les pressions patronales. Tous les autres milieux de travail syndiqués bénéficient de mesures anti-briseurs de grève inscrites dans le Code du travail depuis 1977.
Les négociations de la construction et la relance économique Les conventions collectives de la construction viendront à échéance le 30 avril 2021. Les parties syndicales et patronales sont en négociations continues. Alors que le Québec compte sur la construction pour relancer l’économie du Québec, l’Alliance syndicale veut pouvoir négocier à armes égales.
Pour signifier leur appui au projet de Loi 790, les membres de l’Alliance syndicale manifesteront devant le bureau du premier ministre François Legault à Montréal dans le respect des normes sanitaires.
Montréal, 8 avril 2021 – Depuis le 30 mars 2021, l’institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a recommandé le port du masque obligatoire pour enrayer la propagation des nouveaux variants de la Covid-19.
Cette recommandation vient d’être entérinée par la CNESST, mentionnant que le port du masque obligatoire est une mesure complémentaire à celles qui sont déjà en place. Bien que dorénavant, le port du masque doit se faire en tout temps à l’intérieur, il est important que les règles déjà en place, notamment celles de distanciation et de l’hygiène des mains soient aussi respectées.
Les travailleurs et travailleuses de la construction doivent donc porter leur masque en tout temps lorsqu’ils sont à l’intérieur pour exécuter des travaux.
Si les travaux se font à l’extérieur, le port du masque en tout temps est exigé si des interactions à moins de 2 mètres avec des collègues de travail sont inévitables.
Si le travailleur est isolé dans une cabine, le port du masque n’est pas obligatoire.
Par contre, il est possible que les directions de santé publique dans certaines régions décident que le masque est obligatoire même à l’extérieur en fonction de l’évolution de la pandémie.
Le type de masque qui est accepté sur les milieux de travail a également été élargi (masque médical ou d’un masque attesté par le Bureau de normalisation du Québec (BNQ)).
MONTRÉAL, le 22 mars 2021 – Un récent sondage mené par la CCQ démontre que l’industrie de la construction a un sérieux problème de rétention de main-d’œuvre. Alors que les conventions collectives viendront à échéance le 30 avril prochain, l’Alliance syndicale s’inquiète que 35 % des gens qui joignent l’industrie la quittent après cinq ans.
La parole aux travailleurs et aux travailleuses Depuis des années, les associations patronales disent que l’industrie de la construction du Québec vit une rareté de main-d’œuvre. Or, le sondage de la CCQ, effectué auprès d’un peu moins de 3000 travailleurs et travailleuses, apporte un éclairage nouveau sur le sujet. Plutôt que de se questionner sur sa capacité d’attirer de la nouvelle main-d’œuvre, l’industrie devrait plutôt tenter d’améliorer sa capacité de rétention.
Un problème de sécurité et de précarité Les mauvaises conditions de travail sont l’une des principales causes invoquées par ceux qui quittent l’industrie. Plus de la moitié d’entre eux considèrent que la précarité d’emploi est trop grande ou encore que les délais de production sont trop courts. Le tiers jugent aussi que leur sécurité n’est pas convenablement assurée par les mesures en place.
Une réglementation caduque qui doit être mise à jour avant son adoption Le sondage ayant été effectué en janvier 2020, la Commission a volontairement caché les résultats jusqu’à aujourd’hui. Pendant ce temps, les instances de la CCQ ont travaillé sur des propositions afin de faciliter l’attractivité de l’industrie alors que la rétention est la véritable problématique à adresser si l’on veut répondre aux besoins d’une main-d’œuvre qualifiée et productive. L’Alliance syndicale demande donc au ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, de surseoir au règlement qui a été déposé pour consultation en décembre dernier et d’ordonner à la CCQ de mettre à jour les travaux pour que les propositions répondent aux véritables besoins de l’industrie.
“Nous ne comprenons pas pourquoi la CCQ n’a pas voulu dévoiler ces résultats alors que nous faisons des propositions pour améliorer la rétention qui n’était que peu ou pas retenue. C’est pourquoi nous ne voyons pas comment les autorités pourraient adopter un règlement alors que l’information était alors incomplète et que nous n’avions pas le bon objectif. Les travaux doivent être revus et un nouveau règlement devra être déposé” affirme Éric Boisjoly, porte-parole de l’Alliance syndicale.
L’Alliance syndicale représente les 195 000 travailleurs et travailleuses de la construction dans le cadre des négociations des conventions collectives. Elle regroupe les cinq syndicats représentatifs de la construction, soit la FTQ-Construction, le Conseil provincial (International), le Syndicat québécois de la construction (SQC), la CSD Construction et la CSN-Construction.
Montréal, le 21 janvier 2021 – Dans le cadre des consultations particulières sur le projet de loi 59, Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail, le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), communément appelé Inter, demande aux élus d’adopter des mesures adaptées à la réalité des travailleuses et des travailleurs de la construction étant donné le bilan catastrophique de l’industrie.
En effet, alors que les travailleuses et les travailleurs de la construction représentent près de 5 % de la population active au travail, l’industrie subit près de 30 % des décès par accident de travail et par maladies professionnelles chaque année. De plus, outre le bilan, les particularités de l’industrie sont nombreuses : une industrie précaire avec une moyenne de 1000 h travaillées année, des changements fréquents de chantiers et/ou d’employeurs, un accès inégal à l’industrie en termes de préparation puisque certains entrent par diplomation, mais d’autres, sans expérience ni formation, par ouverture de bassins et, finalement, une loi qui régit l’industrie de façon unique.
Afin de lutter contre le bilan de l’industrie et de protéger les travailleuses et les travailleurs aux conditions particulières, le Conseil provincial (International) a partagé avec les parlementaires des propositions dans les secteurs suivants :
Le type, le rôle et la nomination des représentants en santé et sécurité
la pertinence, la mise en vigueur, la publication et la révision des programmes de prévention
le programme de “maternité sans danger” dans l’industrie de la construction
les pouvoirs et le rôle du comité de chantier
la création d’une norme en santé et sécurité
l’exclusion des coûts de santé et sécurité des appels d’offres
l’amélioration du droit de refus des travailleuses et des travailleurs
l’augmentation des amendes
l’indépendance des médecins du travail
l’indemnisation et la gestion de l’amiante et de la silice
“ Le bilan de notre industrie est catastrophique et il est donc important pour nous de sensibiliser les élus aux particularités de notre industrie qui expliquent la situation en santé et sécurité. Nous ne pouvons pas traiter la construction comme d’autres secteurs et il est donc important d’adapter la législation afin d’obtenir des résultats concrets. ”
La période du temps des Fêtes amène normalement avec elle de nombreuses occasions de réjouissance, mais pour certaines personnes, ce temps de l’année peut parfois amplifier les sentiments d’anxiété ou de solitude.
C’est pourquoi les associations patronales et syndicales de l’industrie de la construction s’allient et invitent les travailleurs et les travailleuses ainsi que les entrepreneurs et les entrepreneures qui se sentent isolés ou éprouvent de l’anxiété ou encore vivent avec des troubles de santé mentale à s’adresser aux différentes ressources qui s’offrent à eux.
Les personnes assurées par MÉDIC Construction et leurs personnes à charge peuvent faire appel au Programme CONSTRUIRE en santé de la Commission de la construction du Québec. Elles peuvent parler avec une infirmière 24 heures par jour, 7 jours par semaine, en composant le 1 800 807-2433.
Les entrepreneurs et entrepreneures peuvent faire appel à leur courtier d’assurance respectif.
Tous les acteurs de l’industrie de la construction peuvent faire appel à ces ressources :
Info-Social : 811
Écoute Entraide : 1 855 EN-LIGNE (1 855 365-4463)
LigneParents : 1 800 361-5085
Tel-Aide : 514 935-1101
Ordre des psychologues du Québec : 514 738-1223 ou sans frais 1 800 561-1223
Association québécoise de prévention suicide : 1 866 APELLE (1 866 277-3553)